Interview d’Armand à l’arrivée : « la liberté ultime »

« C’était génial ! On a eu des conditions super sympas et extrêmes, on a pu faire des surfs magiques. Ça me plait bien et ça m’a plutôt réussi. »

Rien cassé
« J’étais très à l’aise dans la brise, j’avais une extrême confiance dans le bateau. Je n’ai d’ailleurs rien cassé bord, je n’ai eu aucun problème. J’ai juste changé trois laschings… J’ai eu des menaces de casse, mais le bateau est en remarquablement bon état. Le Nacira est parfait pour la brise : une vraie planche à voile ! »

En phase
« J’étais en phase avec ma course, un rythme s’est spontanément mis en place : je mangeais quand j’avais faim, je dormais quand j’avais sommeil. C’était décousu, mais spontané. »

Seul, c’est bien aussi
« Je n’ai pas vu grand monde, j’ai été seul un bon moment, mais ça ne m’a pas gêné du tout. »

Le piment de la régate au départ et à la fin
« À la fin on s’est retrouvé à 4 bateaux (dont 1 proto) à régater pour le finish : c’est parfait ! On se rappelle qu’on est en course ! Au départ aussi, le long des côtes mauritaniennes, on a bien régaté. »

La liberté ultime
« Prêt à repartir ? Je n’y pense pas encore, mais c’est tentant, tellement l’expérience est intense. Ou alors il faudrait trouver autre chose d’aussi intense ? On vit peu d’expérience comme ça.
Humainement, je n’ai pas appris tant que ça. Ce que je retiens, c’est surtout le plaisir d’avoir la liberté d’agir à sa manière. À terre, on est souvent influencé par une équipe, une hiérarchie… Là, on fait tout, tout seul, on fait ses choix : c’est la liberté ultime. »

Texte signé Catherine Ecarlat

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